La banalisation de l’accouchement par césarienne met l’humanité en danger
Partout dans le monde, la proportion d’accouchements par césarienne croît de façon exponentielle. Dans certains pays déjà , plus d’un enfant sur deux est mis au monde de cette manière. Cette médicalisation de l’accouchement n’est pas sans danger pour la santé future du nourrisson dont la flore intestinale sera durablement déséquilibrée et qui aura plus de mal à résister aux bactéries pathogènes.
La lecture des chiffres rassemblés par le Dr Michel Odent dans « Césariennes : questions, effets et enjeux » est édifiante. En Chine, 50 % des enfants sont mis au monde par césarienne. Au Brésil, principalement dans les grandes villes et dans les hôpitaux privés, le chiffre atteindrait 80 %. En Europe, le pourcentage ne cesse d’augmenter pour atteindre aujourd’hui environ 20 %. Et ce ne sont pas des raisons médicales qui amènent à proposer de manière quasi systématique ce type d’accouchement aux futures mamans. Mais plutôt des questions de confort : une petite incision dans les poils du pubis, pas de douleurs grâce à la péridurale, des accouchements parfaitement programmables qui s’adaptent idéalement aux emplois du temps surchargés des femmes actives… et de leurs gynécologues. Seul hic : l’incidence de la
césarienne sur la santé des enfants mis au monde de cette manière.
L’entrée dans le monde des bactéries
Lorsque le bébé sort du corps maternel, son tube digestif et ses muqueuses sont stériles. Quelques heures plus tard, il aura des milliards de germes dans le nez, la bouche et les intestins. D’un point de vue bactériologique, le nouveau-né doit être en contact immédiatement avec sa mère et seulement avec elle. Grâce aux anticorps maternels qui lui ont été transférés via le placenta, certains microbes sont déjà familiers et amicaux, tandis que d’autres sont étrangers et potentiellement dangereux.
Or, le mammifère humain a été programmé pour venir au monde par un orifice situé à proximité de l’anus maternel afin qu’il soit contaminé par une grande variété de germes amicaux portés par sa mère. En cas de césarienne, le bébé naît dans l’environnement stérile d’une salle d’opération. Et les premiers microbes qu’il rencontre sont ceux qui se trouvent dans l’air d’un centre hospitalier.
La césarienne compromet l’allaitement
De plus, l’accouchement par césa-rienne va compromettre l’allaitement. Pour commencer, la mère ayant subi une césarienne ne pourra pas allaiter avant plusieurs jours et ne pourra donc pas donner le meilleur de son lait : le
colostrum, riche en anticorps spécifiques et autres substances anti-infectieuses. Surtout les scientifiques pensent que les contractions de l’utérus pendant un accouchement par voie vaginale conduisent à la libération de l’hormone – ocytocine – nécessaire à l’initiation de la lactation. Ils ont également mis en évidence qu’une césa-rienne influence la durée de l’allaitement car la quantité d’endorphines dans le lait est plus élevée chez les mères ayant accouché dans des conditions physiologiques. Or, ce sont ces endorphines qui induisent une dépendance du bébé au sein et au lait maternel. Plus cette dépendance est forte et plus longue sera la durée de l’allaitement.
Un système immunitaire durablement affaibli
Pour toutes ces raisons, la flore intestinale d’un bébé né par césarienne est différente de ce qu’elle serait après une naissance dans des conditions physiologiques. Rappelons que la flore constitue une barrière contre les bactéries pathogènes. Elle est également essentielle dans la synthèse des vitamines, la neutralisation de substances toxiques, et le développement et la maturation du système immunitaire. De plus, une flore intestinale saine va rapidement orienter le système immunitaire vers la bonne direction. Si cette déviation ne se fait pas, le risque d’allergies augmente. Les médecins ont ainsi observé que l’influence du mode de naissance sur la réponse immunitaire est encore décelable à l’âge de six mois.
Des êtres humains différents ?
Les scientifiques ont accumulé des données qui ne laissent aucune place au doute : un bébé né par césarienne est physiologiquement différent d’un bébé né par voie vaginale. Ses poumons, son cœur, fonctionnent différemment. Sa température et son taux de glucose sont plus bas. Ses taux de progestérone et ceux de l’hormone qui régule la thyroïde aussi. Ses taux d’enzymes hépatiques sont différents. Son acidité gastrique est plus faible. Et enfin, les systèmes qui contrôlent sa pression artérielle sont différents.
Malheureusement, rares sont les médecins, les gynécologues ou les obstétriciens osant dire ces vérités aux futures mamans qui ne peuvent ainsi mesurer le prix douloureux de leur confort.
Pour en savoir plus:
« Césariennes : questions, effets, enjeux. Alerte face à la banalisation », du Dr Michel Odent, éditions Le Souffle d’or, 16,50€.
Chirurgien-obstétricien, expert auprès de l’OMS et fondateur du Primal Health Research Center, le docteur Michel Odent a lancé le concept d’accouchement en salle de naissance « comme à la maison », ainsi que les piscines d’accouchement. Il a dirigé la maternité de Pithiviers et il est mondialement reconnu pour sa rigueur scientifique.

27 mai 2006 at 2:10
On ne parle pas assez de cette question. On dirait que la grossesse est une maladie… qu’il faut à tout prix médicaliser. Ah! Pognon, quand tu nous tiens!!!
29 mai 2006 at 18:12
Bonjour,
Surprise par tous ces commentaires, mais pas étonné, j’espère que cà sera iffusé le plus possible à la dernière génération, car c’est grave.
Merci de le mettre en avant.
13 juin 2006 at 15:51
Bonjour,
Bravo pour votre article, et je souhaite apporter une précision, à la lumière de mon expérience personnelle, sur cet extrait :
“la mère ayant subi une césarienne ne pourra pas allaiter avant plusieurs jours”
L’on peut tout à fait allaiter en ayant subi une césarienne. Mais pour cela, il faut une bonne dose de volonté (pour mettre son bébé au sein plus qu’à son tour les premiers jours, et éventuellement lui apprendre à téter correctemet), et du soutien de la part de son entourage et de l’équipe médicale (mais c’est un autre débat).
30 juin 2006 at 15:06
Bonjour,
J’ai subi deux césariennes de dernière minutes (non programmées). Je tiens à préciser qu’il est dommage de culpabiliser les mamans se trouvant dans ce cas…
D’autre part j’ai allaité mes deux enfants 8 mois et 1 an respectivement sans aucun problème. Pour mettre bébé au sein au début, le personnel de maternité s’avère souvent d’une gentillesse sans pareil. Juste un petit conseil, n’hésitez pas à allaiter allongée, cela permet de se reposer en allaitant et de prolonger le contact avec l’enfant le plus longtemps possible, tout un plaisir…
25 juillet 2006 at 11:31
Bonjour,
Sur le passage “La césarienne compromet l’allaitement” voici l’expérience d’une “ancienne” : j’ai accouché par césarienne non programmée 2 fois il y a … 28 et 26 ans, et j’ai allaité mes enfants tout de suite (le temps de sortir des limbes de l’anesthésie), la première -accouchement naturel arrêté car bébé coincé en siège, donc contractions- pendant 8 mois (j’ai dû arrêter sur les “conseils” du pédiatre et il a fallu me donner des médicaments coupe-lait! ) mais le second -bébé trop gros, césarienne avant déclenchement des contractions- seulement 2 mois et demi.
L’un (contractions ou non) explique-t-il l’autre (durée d’allaitement) ? cela me semble correspondre tout à fait à la production quantitative d’endorphines…
27 juillet 2006 at 17:11
Bonjour,
Juste un témoignage : j’ai eu 4 enfants et 4 césariennes dont la première à 6 mois et demi de grossesse après trois contractions provoquées pour tester la résistance du bébé qui allait mal… Césarienne en urgence donc sous anesthésie générale. Bébé parti en hélicoptère avant même mon réveil, revenu 4 jours plus tard où j’ai enfin pu la voir (c’était une fille). Deux bons mois de couveuse. Dès le lendemain de la césarienne j’ai tiré le lait (colostrum) et le papa a fait l’aller-retour deux fois par jour avec mon lait jusqu’à l’hôpital où se trouvait ma fille à une centaine de kilomètres. Puis tire-lait à la maison pendant deux mois lorsque je suis rentrée, sans ma fille bien sûr. J’avais tellement de lait que j’aurais pu nourrir une dizaine de prématurés ! Lorsqu’elle est enfin rentrée à la maison je devais encore tirer le lait car j’en avais trop… Puis, habituée à une tétine (après voir été nourrie longtemps par sonde gastrique) ma fille ne savait pas prendre le sein. J’ai alors adopté une téterelle, dont il a fallu ensuite se débarasser… J’ai enfin réussi à lui faire prendre correctement le sein à environ 4 mois, et je l’ai alors allaitée jusqu’à plus de 2 ans ! J’ai dû arrêter contre son gré car, enceinte alors du deuxième j’avais des saignements utérins.
J’ai ensuite eu trois enfants qui ont dû tous naître par césarienne programmée trois à cinq semaines en avance sur le terme, car on craignait une déchirure utérine à la suite de la première césarienne longitudinale. Déchirure qui s’est d’ailleurs produite pour la dernière aux environs de la 32ème semaine… Bref, je n’ai jamais connu de contractions, mais j’ai toujours allaité mes enfants entre deux et trois ans et demi pour la dernière ! Et ce dès la naissance. En effet, les trois autres césariennes ayant eu lieu sous anesthésie locale, on m’a donné le bébé dès que j’étais recousue. Ce qui a été un peu long les deux dernières fois … !
Donc, sans juger des thèses du Dr Odent, je veux simplement dire que l’allaitement, même dès le premier instant et prolongé sur plusieurs années est parfaitement possible avec une césarienne.
De plus, mes enfants ne sont presque jamais malades ; j’ai dû vivre trois gastro-entérites en tout (sur 4 enfants, c’est peu) et deux bronchiolites (il y avait une épidémie après la naissance de ma troisième). La dernière de mes filles (six ans maintenant) n’a jamais eu ni fièvre, ni toux, ni vomissement de sa vie… Je croise les doigts !
Donc, là encore, je ne suis pas bien sûre qu’un enfant né par césarienne soit plus malade qu’un autre. Enfin, c’est juste mon expérience…
J’ajoute que bien sûr nous tâchons d’avoir une alimentation (végétarienne)et une vie généralement saine, que nous ne chauffons pas trop l’hiver et que mes enfants ne sont pas trop chaudement habillés non plus…
27 juillet 2006 at 17:30
BOnjour,pour ma part, j’ai subi deux césarienne une avec contraction et l’autre sans après 42 semaines et j’ai tout de suite allaité mes bébés. Je trouve votre article un peu démoralisant pour les mamans comme moi qui n’ont pas vraiment le choix de passer par cette méthode. Par contre, je suis daccord avec vous sur le fait que de choisir soit même d’avoir une césarienne par peur de souffrir n’a pas de sens car l’accouchement est une chose naturelle et c’est toujours important de suivre le processus naturel. Pour ma part, je trouve qu’accoucher par césarienne crée un manque, laisse un vide et une impression d’échec car tu n’as pas fini ton travail jusqu’au bout… c’est un sentiment de culpabilité profond… mais je m’arrête ici pour ne pas me faire sermonner …
27 juillet 2006 at 18:14
D’accord avec toi, Louise, j’ai eu ce même sentiment. Puis, j’en ai eu presque honte en pensant à toutes les femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants… Que ne donneraient-elles pas pour avoir un enfant, même né par césarienne ?!
Bien sûr que je n’aurais jamais choisi cette “méthode” d’accouchement si j’avais eu le choix. Mais la césarienne a sauvé ma fille aînée et m’a permis d’avoir 3 autres enfants. Alors, ne la diabolisons pas… Beaucoup de nouveaux-nés sont morts autrefois et peut-être encore beaucoup meurent aujourd’hui faute de césarienne; il faut lui rendre justice. Mais il faut surtout lui garder sa juste place : celle d’une méthode chirurgicale permettant de sauver un enfant, pas celle d’une méthode d’accouchement, soit-disant plus confortable…
Car, d’après mon expérience, je n’ai pas trouvé ça très agréable, quelle que soit la méthode d’anesthésie. J’ai même eu sacrément mal, que ce soit après, et même pendant (j’ai dû être carrément “shootée” par un dérivé opiacé lors de la deuxième naissance car la péridurale, mal posée, ne faisait pas effet; c’est une des pire expérience de ma vie, je pensais être morte, je m’enfonçais dans un trou et la douleur revenait, fulgurante, chaque fois que je “remontais” - on me donnait de petites claques pour que je respire, et lorsque mon fils est né, j’étais tellement loin de la réalité que si on m’avait dit que c’était un poulet plutôt qu’un garçon j’aurais ressenti la même chose, c’est à dire rien).
J’enviais les mamans qui ayant accouché par les voies naturelles étaient debout quelques heures après la naissance…
Alors, quand on parle de césarienne “de confort”, j’ai des doutes…
25 août 2006 at 23:19
J’ai également subi 2 césariennes sous anesthésie générale, non par choix bien sûr et en plus avec des douleurs terribles :
- à la première césarienne, contractions “après” pendant plusieurs heures ?? plus douleurs au niveau de l’incision pendant plusieurs jours” sans péridurale (il y a 26 ans de cela, alors …);
- à la seconde césarienne, contractions avant, pendant plus de 12 h (admise en urgence un samedi soir en Clinique, sans péridurale et opérée le lendemain vers 11h 30 ; très très mauvais souvenir, (j’avais des pensées de mort, tellement je souffrais).
j’ai allaité mes deux enfants, assez rapidement sans problème et pendant 2 mois pour chacun.
Mon fils, étant petit, n’a jamais été malade ; ma fille, par contre est sujette à des rhino-pharyngites (jusqu’à l’âge de 6 ans, une rhino tous les 15 jours) heureusement soignée par l’homéopathie ainsi que problème de constipation (depuis la naissance), donc y-a-t-il un rapport ??
Faire le choix de la césarienne afin de ne pas souffrir… il est vrai qu’en 26 ans de temps, la médecine a évolué, mais n’oublions pas que cela entraîne une médicalisation, un surcoût et l’absorption de produits toxiques pour le corps.
25 août 2006 at 23:40
“mon commentaire attend d’être modéré” : un homme n’a jamais accouché, donc dans ce domaine il ne peut comprendre ce qu’est la douleur ; je pense que j’ai parlé de mort au moment d’une naissance…
Le milieu hospitalier n’est pas toujours “tendre” et lorsque j’ai été hospitalisé d’urgence, la seconde fois , à l’époque j’étais jeune, seule dans une chambre, deux infirmières qui n’avait pas que moi à s’occuper, rien pour me soulager, et lorsque je suis arrivée sur la table d’opération, après avoir souffert tout une nuit, sans sommeil, en proie à des douleurs terribles, l’anesthésiste m’a dit : “vous en faites une tête, ne vous plaignez pas vous allez être endormie” ; il y a de quoi se révolter, ne trouvez-vous pas ??
Excusez-moi de dévier quelque peu du sujet…
6 septembre 2006 at 10:25
Je suis d’accord avec beaucoup d’entre vous pour dire que la césarienne n’empêche pas l’allaitement.
Je pense personnellement que l’environnement dans lequel se trouve la maman, ainsi que sa volonté de donner la vie influencent la suite…
Connaissant les hôpitaux français pour y avoir vu mon grand-père agoniser d’un cancer généralisé et pour y avoir moi-même fait un séjour de quatre mois pour RIEN ( je suis rentrée avec 40°de fièvre au retour d’un long séjour en Asie et je suis resortie quatre mois plus tard après avoir subi d’innombrables examens plus ou moins invasifs, ainsi qu’une laparotomie - 36 points de sutures entre le nombril et la poitrinne - sans qu’on trouve jamais les raisons de cette fièvre…je suis d’ailleurs sortie contre avis médical )
Pour ces raisons, je ne souhaitais pas donner naissance à mon fils dans le cadre si peu sympathique d’un C.H.U…
Je vivais en Thaïlande depuis deux ans et demi lorsque j’ai donné naissance à mon fils. J’ai été suivie par une gynécologue très douce et très humaine ( je me sens obligée de préciser…) et je suis rentrée à la clinique dix jours avant le terme : plus assez de liquide amniotique. L’accouchement a donc été déclenché. Point de péridurale sous les tropiques, mais de la penthadine, à laquelle j’ai fait une violente réaction allergique. J’ai été envoyée au bloc en urgence, avec des contractions qui me faisaient soulever de 20 centimètres au-dessus du lit…
La toute première chose qu’on m’a demandé au réveil, c’était d’allaiter mon enfant. Mon fils n’a eu aucune difficulté à téter…Il a aujourd’hui 21 mois, a été allaité à “plein régime” pendant 14 mois et tête encore tous les après-midi avant la sieste. Nous sommes rentrés en France lorsqu’il avait 6 mois et contrairement à ses petits copains “français”, il n’a JAMAIS régurgité, il n’a jamais souffert de bronchiolite, ni de gastro, n’a jamais vomi…
Bref, de mon point de vue, ce n’est pas la césarienne le soucis…
J’ai toujours fait très attention à la nourriture que j’ingurgitais ainsi qu’à mon hygiène de vie avant et pendant ma grossesse, j’ai choisi un mèdecin avec lequel je me sentais totalement en confiance et un pays où la naissance n’a pas encore été privée de son caractère sacré…
Pour moi, les conditions environnementales et psychologiques avant, pendant et après l’accouchement sont des facteurs déterminants…
15 septembre 2006 at 7:38
Honte à vous d’être si catégorique! Ok la césarienne n’est pas naturelle…mais elle sauve des vies et évite des drames. Dans mon entourage, moi y compris que des césa, certe, mais aucune de complaisance.
- Une pour cause de toxemie gravidique associée à un notche, la mere a failli deceder.
- Bébé après terme de 7 jours, declenchement, et toujours aucun signe de traval après 12h, associée à une souffrance foetale.
- bébé prematuré souffrance foetale et arrêt prise de poid au 7eme mois
- position du bébé necessitant une cesarienne
Alors votre article culpabilisant vous devriez le réecrire. Sur ces 4 cas, 3 meres ont allaité plus de 2 mois, dont une jusqu’à 9 mois et moi qui allaite encore mon fils de 10 mois.
et non, ce n’est pas sans douleur ni contractions, on ne parle pas de l’accouchement de vedette VIP qui veulent rester intacte. Nous parlons de femmes qui pensaient accoucher par voie basse à qui finalement on annonce que ce ne sera pas le cas, car cela ne se deroule pas comme prévu.
Au lieu de fustiger, posez vous la question sur le suivi de ces femmes, à qui ont promet la joie d’avoir son bébé sur son ventre et au sein dès la naissance, malgré la douleur de la voie basse, on veux vivre ce moment! Alors que par cesa, vous êtes au mieux à demi conscience et vous faites connaissance avec votré bébé en salle de reveil! Tout le monde en reve… c’est ça?? Et les pleurs qui s’en suivent et la vraie tristesse de ces moments manqués, ça vous depasse.
15 septembre 2006 at 18:27
Pour information, l’allaitement est une question de motivation…je connais une mere qui a adopté un enfant et qui grace un traitement hormonl a allaité son enfant! Alors n’oublions pas que l’allaitement est un acte d’amour et que l’amour donne des ailes et de la motivation.
29 septembre 2006 at 5:02
Pour rester dans le sujet, il est question de la banalisation de la césarienne, pas de cas extrêmes…)et même si on peut allaîter… notre cher enfant prends quand même la mauvais chemin pour sortir, et son système immunitaire n’est plus “fécondé” par sa maman. Nos chères mamans pourraient, sans se sentir ni responsables ni accusées, reconnaître la pertinence indiscutable de certains arguments, faute de quoi l’humanité est vraiment en danger. Mesdames, ce n’est pas parce que vous avez fait, ou dû faire, ainsi, que vous devez cacher la vérité à vos amies ainsi qu’à vos/nos filles.
4 octobre 2006 at 22:42
je suis étonné par la virulance des réactions a cet article qui ne fait que dire une vérité difficile a entendre . Quand on n’a pas d’autre choix il est possible en partie de compenser les effets néfastes de la sésarienne , mais la sésarienne devrait comme il ya qq années ètre exeptionnelle . Aujourd’hui on se dirige vers l’accouchement au choix ( voie naturelle ou sésarienne ). Ce choix de la facilité risque d’avoir de graves conséquences .
Merci a M odent pour son travail
26 octobre 2006 at 16:48
et ben au moins ça fait réagir…!
juste une petit précision: quand il y a naissance par césarienne (de confort ou pas!) le bébé ne passe pas par le vagin de mère qui est colonnisée par tout un tas de bactéries, aussi bien des anaérobis ou bactéries de fermentation que par des bactéries aérobies ou bactéries de putréfaction. Nous avons besoin des deux et au début de la vie du bébé, elle se retrouve toutes les deux variétés dans l’intestin grêle et dans le gros intestin. Les bactéries aérobies consomment en environ deux semaines je crois tout l’air (oxygène plutôt disponible dans le grêle, puis disparaissent et laisse la place aux anaérobies pour ne subsister que dans le gros intestin ou la lumière de celui-ci leur assure une présence d’air suffisant et constant.
De plus la présence de ces bactéries permet à l’intestin de se former. Quand le bébé nait celui-ci est lisse comme un tuyau et la présence des bactéries permet aux vilosités de se former. Une expérience a été faite avec des rats élevés en milieu stérile: ils n’ont jamais formé leur intestin.
la présence équilibrée de ces bactéries (env. 500 variétés différentes et plus de 10 puissance 14 soit plus que les cellules de notre corps!) permet au système digestif mais aussi immunitaire de bien fonctionner. Il faut donc ces bactéries.
Alors comment faire pour un bébé nait par césarienne? c’est archi simple: il suffit d’acheter des pro-biotiques (assemblage de plusieurs bactéries) en veillant qu’ils contiennent aussi bien des aérobies que des anaérobies (sinon on mélange soi-même) et le jour de la naissance du bébé on met un doigt mouillé dedans et on le met dans la bouche de bébé.
Encore plus simple: la maman, ou quelqu’un d’autre…met son doigt dans son vagin et le met dans la bouche de bébé. Et le tour est joué.
L’ensemencement est fait et le processus peut démarrer.
Et après, évitons trop d’hygiène, c’est aussi reconnu aujourd’hui: cela défavorise le dévellopement du système immunitaire: le juste milieux comme disait quelqu’un il y a 2500 ans…
Alors pas de quoi culpabiliser. Même si on préfère le confort…;0)
Bien à vous tous
13 novembre 2006 at 0:58
Les réactions sont bien humaines, et pour avoir subi deux césariennes (bébé en siège et de toute façon bassin trop petit), je ne peux m’opposer à cette pratique…
N’oubliez pas non plus que l’age moyen des femmes qui accouchent chaque année ne cesse d’avancer, et donc les risques pour la mère et l’enfant sont plus importants.
Je suis d’accord pour :
- Limiter les césariennes aux cas incontournables et aux urgences.
- Chercher des solutions pour renforcer l’immunité des nourrissons.
- et surtout sensibiliser les équipes médicales.
Mais qu’on arrête de culpabiliser les mères, qui n’ont pas souvent leur mot à dire quand elles sont devant le fait accompli.
Cela dit, merci de vos recherches et travaux !
9 mars 2007 at 3:29
Bravo pour tous vos témoignages, la maternité est vraiment une drôle d’aventure !
J’ai dans mon entourage plusieurs femmes ayant accouché par césarienne, et une grande majorité a dû arrêter d’allaiter leur enfant très tôt car en effet le production de lait stoppait aux alentours des 2 mois. Mais peut-être cela ne se limite-il pas aux femmes ayant accouché de cette manière ?
9 mars 2007 at 17:01
Je reviens signaler un problème analogue (ou du moins je le crois?): aujourd’hui, les gynécos inondent le vagin de Bétadine avant et après l’accouchement, en introduisent à l’intérieur, en badigeonnent le pourtour.Le milieu dans lequel naît le nourisson est donc aussi stérile que s’il était né par césarienne ? L’expulsion d’excréments durant l’accouchement, quasi-systématique, sera-t-elle la dernière garantie que le bébé entre au contact de microbes à sa naissance???
3 mai 2007 at 19:22
Je vais vous raconter une histoire vraie très intéressante. Lorsque j’exerçais à Cannes la dentisterie énergétique en proposant d’enlever les dents dévitalisées, exercice très original, pour redonner la santé, j’ai attiré des patients qui avaient aussi une vision originale et souvent très critique par rapport à la médecine moderne. L’une d’elle avait sa fille sur le point d’accoucher et selon les médecins le bébé était si gros qu’il fallait absolument faire une césarienne. La maman qui avait connu un médecin obsétricien original, michel odent ne crut pas un mot de ce que disaient les médecins et décida d’accoucher elle même sa fille à la maison. C’était un dame très anti médecine conventionnelle. Elle fit accoucher sa fille semi accroupie, en la tenant par derriere sous les bras et elle m’expliqua qu’elle appuya avec ses genous sur les os des fesses pour ouvrir le bassin. Le bébé est sorti sans problème avec la loi naturelle de la pesanteur. Une loi que notre médecine ne semble plus connaitre lorsqu’elle fait accoucher les femmes sur le dos. Lorsque les lois naturelles ne sont pas respectées dans la santé, les choses deviennent beaucoup plus compliquées. Un bon exemple est de tuer des dents comme en parle le site www.dent-devitalisees.com
23 juillet 2007 at 9:31
Je ne crois pas qu’il y en ait tant que ça des césariennes de complaisance. Beaucoup de femmes souhaitent effectivement accoucher par césarienne mais toutes celles que je connais se sont vues refuser la césarienne. Sauf en cours de travail quand ça se passait finalement mal.
Je trouve que c’est une bonne garantie de savoir que si ça se passe mal, il y a cette possibilité. C’est rassurant. Même pour un siège les médecins laissent le choix à la mère du mode d’accouchement si le bassin est assez large. Et très souvent, la mère choisis la solution la plus sûre pour elle et pour le bébé, la césarienne.