L’ail : une gousse, et tout va mieux !

On vante ses mérites depuis des millénaires. A la fois plante alimentaire et médicinale, l’ail soigne de très nombreuses maladies et peut être utilisée de mille manières.
Mode d’emploi d’une plante indispensable !
Dans l’Antiquité, les Grecs en faisaient une consommation effrénée. Même s’ils l’appelaient « la rose puante », à cause de son odeur forte et soufrée, ils l’employaient couramment comme tonique, diurétique, vermifuge. Ils l’absorbaient pour soigner l’asthme, les maladies de la peau, les douleurs dentaires. Dans l’Odyssée, le Dieu Hermès recommande à Ulysse de prendre de l’ail pour se prémunir contre les méfaits de Circée, la magicienne, qui transformait les hommes en pourceaux ! Plus près de nous, on raconte que notre bon roi Henri IV fut baptisé avec une gousse d’ail, comme d’ailleurs à l’époque tous les enfants de Gascogne.
➨ De la tête aux pieds !
La recherche a le plus souvent confirmé ces connaissances ancestrales. Elle a même donné à l’ail de nouvelles lettres de noblesses. Un des composants de la plante, l’alicine, est efficace contre les mycoses des pieds, et on a découvert dans l’ail des substances anti-cancéreuses. L’ail est aussi une plante essentielle du système circulatoire. Il évite l’excès de cholestérol et soulage l’hypertension. Il favorise ainsi la circulation sanguine générale et la micro-circulation cérébrale. La liste pourrait encore être longue…
Pour le maintien de la santé, il faut donc mettre l’ail au menu de tous les jours. Vous pouvez, certes, l’intégrer à votre alimentation : vos salades, vos plats cuisinés…
➨ Consommez l’ail « à l’ancienne ».
Vous pouvez aussi suivre les conseils que délivrait Maurice Mességué dans son livre Mon herbier de santé (Editions Laffont/Tchou).
✓ En tartines : Il suffit de faire griller une tranche de bon pain de campagne, assez épais, puis de la frotter, toute chaude, avec une gousse d’ail et de l’arroser d’un filet d’huile d’olive. C’est délicieux, même pour le goûter des enfants, car c’est une préparation vermifuge. Un conseil : ma grand-mère n’épluchait jamais la gousse d’ail avant de la frotter, pour lui conserver tout son arôme et toutes ses vertus.
✓ En décoction : comptez une tête d’ail pour un litre de bouillon de légume : laissez bouillir un quart d’heure environ. Buvez trois tasses par jour. Excellent pour les problèmes circulatoires et comme antiseptique intestinal.
✓ En teinture : laissez macérer pendant trois jours une gousse d’ail dans un petit verre d’alcool. Prenez ensuite 20 gouttes par jour, mélangé à une infusion de sauge ou de mélisse. Excellent contre l’hypertension.
✓ En vin d’ail : mettez une tête d’ail dans un litre de bon vin rouge, chaud, et laissez macérer deux jours. Prenez ensuite un verre par jour. C’est un formidable tonique, efficace aussi contre les fièvres modérées.
✓ En vinaigre d’ail : faites macérer pendant 10 jours 4 ou 5 gousses d’ail râpées dans un-demi litre de vinaigre. Filtrez puis utilisez ce mélange pour désinfecter les plaies.
❖ Cultivez votre ail vous-même ❖
Si vous avez un coin de jardin, même minuscule, vous pouvez cultiver vous-même vos pieds d’ail : la plante adulte atteint environ 50 cm de hauteur et s’étale peu.
• Il faut planter les germes des gousses (les caïeux) entre octobre et mars.
• Placez les pointes en l’air, près de la surface (2 à 3 centimètres), et espacés de 10 à 15 centimètres.
L’ail préfère les sols légers, assez perméables, même les sols calcaires.
• Fumez la terre plusieurs mois avant de planter, car l’ail n’aime pas
les fumures récentes.
• N’arrosez pas trop, car il n’affectionne guère l’humidité.
La récolte se fait à partir du mois de juin et tout au long de l’été.
La meilleure variété : l’ail rose « Rose Lautrec », qui se conserve mieux que l’ail blanc.
• Après la récolte, nettoyez les têtes de la terre qui les recouvre et faites-les sécher tête en bas, à l’ombre et au sec.
❖ Chassez l’odeur ! ❖
Même lorsqu’on aime le goût de l’ail, il arrive qu’on s’abstienne d’en prendre à cause de l’odeur caractéristique que cette plante confère à l’haleine. Il existe quelques manières simples de se débarrasser de ces effluves buccales gênantes :
• Á Mettez-vous sur la langue quelques gouttes d’huile essentielle d’angélique ou de menthe poivrée.
• Á Mâchez quelques feuilles de cerfeuil ou de persil.
• Á Croquez quelques grains de café.
• Et si vraiment vous n’aimez ni le goût de l’ail, ni son odeur, vous pouvez toujours le consommer en conditionnements modernes : gélules ou comprimés !
Françoise Bernardin

16 décembre 2006 at 20:57
Moi-même j’utilise l’ail finement haché arrosé avec de l’eau frémissante légèrement salée contre les maux de gorge en cas de rhino-pharyngites…
kindest regards…
19 décembre 2006 at 17:08
L’ail, même s’il recèle de nombreuses vertus, bien connues de nos anciens, ne doit toutefois pas être consommé à la légère.
Si son utilisation culinaire reste raisonnable, et empreinte de bon sens, comme c’est habituellement le cas, alors aucun problème.
En revanche, comme adjuvant thérapeutique, il convient de toujours avoir à l’esprit la puissance de ses vertus hypotensives et non pas normotensives, comme on le lit trop souvent dans de nombreuses revues.
Une fois encore, l’équilibre doit être la règle…
7 janvier 2007 at 8:48
Bonjour,
J’aimerai bien savoir si les gousses d’ail marinée sont aussi bonnes pour la santé. Moi je mange un pot d’ail entier. J’aime vraiment ça. Ecrivez-moi pour me donner des témoignages. Merci beaucoup.
11 janvier 2007 at 11:30
Depuis 15 ans, je fais une consommation quotidienne de la purée d’ail additionnée d’huile d’olive et je me porte à merveilles.
15 janvier 2007 at 17:25
Les individus sont différents, et de même que nous ne naissons pas tous égaux du point de vue de la beauté physique (encore que ce critère soit subjectif), nous somme tous différents quand à nos tolérances sur bien des points. Il est évident que certaines personnes peuvent tolérer des doses plus importantes sans pour cela manifester de troubles MAJEURS, mais quoiqu’il en soit, l’ail reste un hypotenseur, à doses thérapeutiques. Utilisé modérément, même quotidiennement, en tant qu’aromate, il n’aura que des avantages… à condition que la tolérance digestive soit bonne.
25 janvier 2007 at 19:33
Votre meilleur remède pour le rendre digeste ?
26 février 2007 at 15:50
Je suis une grande consommatrice d’ail. Depuis 5 ans, l’ail cru accompagne mes aliments. Des fois, il m’arrive aussi de le manger seul. Je me porte à merveille. Avant, je souffrais de fortes migraines dues à mon hypertension artérielle ; depuis que je fais la cure d’ail, je ne souffre plus de maux de tête. Je ne pouvais me passer d’antalgiques. Il est vrai qu’à cause de l’odeur on peut se décourager. Moi j’ai toujours sur moi les bonbons à la menthe. Les teintures d’ail où alcoolature d’ail soulage aussi, un avantage, on n’a plus le problème de l’haleine.
17 octobre 2007 at 10:03
La quantité d’ail cru que peuvent consommer les enfants de 11 ans et plus et adultes par jour. Combien de gousses. C’est sans inconvenients pour les enfants ?
27 janvier 2008 at 20:07
Super pour la toux de mon fils 4 ans : mettre 3 gousses d’ail dans un petit pot de bébé, y verser 3 cm d’eau bouillante dedans et faire boire 2 c à café toutes les 2 heures. Plus efficace que les sirops pharmaceutiques. En plus, mon fils le boit très bien.
31 mai 2008 at 15:28
Pour les mycoses des pieds, faut-il prendre de l’ail par voie orale ou cutanée ?
21 août 2008 at 17:40
J’ai lu dernièrement qu’avaler sans mâcher une gousse d’ail est l’ideal pour éviter les reflux. Il suffit, paraît-il de couper la gousse d’ail en deux, extraire le germe et avaler, un morceau après l’autre avec un peu d’eau.