Le 25 septembre 2007 sera notre 14 juillet 1789
Le 25 septembre 2007 sera une date historique pour tous ceux qui défendent la médecine naturelle. À cette date, la directive européenne sur les compléments alimentaires, adoptée en 2002, sera pleinement applicable en France. Cela peut paraître un peu obscur aux non-initiés, mais c’est une véritable révolution qui se prépare dans l’univers de l’herboristerie.
Car la nouvelle réglementation brise enfin la chape de plomb que le législateur français fait peser, depuis plus de trente ans, sur les plantes médicinales. Nous l’avons souvent signalé – pour démontrer son caractère inique – la loi française limite en effet le nombre de plantes médicinales commercialisables à 34… et encore, il est interdit de les mélanger entre elles !
L’esprit de la nouvelle réglementation est simple : tout ce qui est en vente libre dans un État membre de l’Union européenne devrait presque automatiquement être autorisé en France. Mais concrètement, il apparaît que cela sera un peu plus compliqué. Car si le cadre législatif est prêt, son application reste totalement confuse et même obscure. On parle d’une liste de 147 plantes autorisées, mais rien n’est officiel. La rumeur laisse entendre que l’Agence française de sécurité des produits de santé (AFSSAPS) voudrait être plus limitative. À la Direction des fraudes (celle qui sanctionne les contrevenants), on reconnaît que l’on navigue à vue, mais les inspecteurs régionaux, sur le terrain, continuent de faire comme avant et dressent encore des procès-verbaux fondés sur des textes dont ils savent qu’ils seront obsolètes dans quelques semaines.
Comme dans toutes les révolutions, il y aura sans doute pas mal de « casse » du côté des révolutionnaires. On sait déjà que certaines plantes seront exclues, dont beaucoup auraient été d’une grande utilité. Le Pao pereira au cœur des traitements Beljanski contre le cancer devrait être interdit, tout comme le lapacho, si utile pour traiter les problèmes digestifs. Le Hoodia gordonii qui risque de faire de l’ombre au P 37, le médicament anti-obésité de Pfizer, est dans la liste des exclus. Le griffonia, antidépresseur naturel, passera à la trappe. Le desmodium, essentiel pour traiter les hépatites, est encore en balance…
On pouvait jusqu’ici trouver ces plantes chez de nombreux commerçants européens et même chez quelques marchands français qui osaient braver une législation tellement déraisonnable qu’elle était difficile à défendre devant un tribunal. Avec la nouvelle réglementation européenne, on ne les trouvera sans doute bientôt plus nulle part, ni chez nous ni chez nos voisins. Pour faire passer la pilule, on promet au consommateur plus de qualité et de sécurité pour les produits autorisés. C’est sans doute vrai. Mais ce n’est pas une raison suffisante pour le priver de ce qu’il y a de mieux.
Nous avons encore trois mois pour forcer le passage dans la petite brèche que l’on nous ouvre.

5 juin 2007 at 16:41
Sujets tabous par excellence : le malade qui ne souhaite pas vraiment guérir, la médecine allopathique qui ne souhaite pas vraiment soigner… Les deux y trouvent leur compte : une attention chez le premier, des patients réguliers chez la seconde (et des revenus pour les labos). Le statut quo arrange finalement beaucoup de monde…
Il serait pourtant grand temps de changer de point de vue. Nous avons le choix. La maladie peut être considérée, soit comme une « Altération dans la santé… Etat de ce qui est gâté », soit comme une communication naturelle de mon organisme, une réaction naturelle à un déséquilibre. Nous pouvons à la moindre affection, soit nous précipiter chez le médecin et la trousse à pharmacie, soit ralentir un peu et faire confiance à la nature. Nous avons le choix entre hurler « Ô mon Dieu que je suis malade ! » ou bien alors remercier notre organisme pour l’action qu’il est en train de mener. « Nous ne sommes pas là pour guérir de nos maladies, mais nos maladies sont là pour nous guérir » disait déjà Carl Gustav Jung.
Cette vision peut paraître choquante ou extrême vis-à -vis de certaines maladies car elle implique, non pas tant que nous sommes toujours coupables de nos maladies, mais plutôt que nous serons très souvent responsables de l’évolution de nos pathologies. Je peux prendre la petite pilule qui me soulagera jusqu’à la crise suivante ou bien m’interroger sur la provenance des symptômes et travailler en amont afin de me soigner en profondeur. Vision à court terme de la médecine allopathique contre philosophie de la santé holistique des thérapies alternatives. Faire le choix entre l’un ou l’autre des systèmes, c’est déjà choisir son niveau de santé et d’implication personnelle.
Cordialement,
Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…
Le site du Mendiant: http://www.lemendiant.fr/ Le conte à rebours du système…
Le blog du Mendiant: http://lemendiant.over-blog.com/ Un scandale par jour!
11 juin 2007 at 22:51
D’accord avec vous deux, sans conteste !
Néanmoins, le chemin peut rester long, fastidieux, voire périlleux pour ceux qui cherchent la conscientisation. Alors que dire de ceux dont le passé est plus lourd que tout ce que nous pouvons imaginer et “verrouillé” depuis des décennies. Ceux-là peuvent certes chercher l’attention, inconsciemment, mais il serait injuste de dire qu’ils se complaisent dans leur situation et leurs souffrances. Même s’ils ont eu la ressource qui leur a permis de rester avec nous jusqu’à aujourd’hui, ils ne peuvent parfois trouver le “courage” d’affronter leur réalité historique qui les fait pourtant tant souffrir dans leur corps, sinon dans leur esprit. A ceux-là aussi, nous nous devons d’éclairer un chemin -moins direct et plus subtil- qui leur permette d’appréhender leurs souffrances passées de façon à pouvoir profiter du chemin qui s’offre à eux et qu’ils ont du mal à voir. Les verrous sont souvent anciens et rigidifiés par le temps. Combien il est difficile à ceux-là , et encore plus en milieu rural, de trouver le “soignant” qui les aidera et les accompagnera sur un chemin que -finalement- tout être humain espère trouver.
Je ne suis pas dans ce cas, mais vivant en région parisienne, j’ai déjà beaucoup de difficultés à trouver le soignant qui tient compte de mon “entièreté”.
Ma mère est dans ce cas, et nous n’avons à ce jour trouver à 50 km à la ronde “aucune oreille attentive, compétence et bon vouloir” réunis.
De ce fait, elle sollicite beaucoup sa fille (moi), mais je ne peux ni ne saurai lui apporter ce dont elle a réellement besoin. (Ce ne peut être mon rôle, non plus.) En conséquence, elle accumule nombre symptômes et pathologies.
Je ne peux qu’espérer que le nombre de “conscients” et de “soignants conscients” s’accroisse et se propage. (Et, en attendant, je fais du mieux que je peux.)
Et quand je vois sa “résistance”, je ne peux que souhaiter qu’elle croise sur sa route la personne qui saura l’amener vers la guérison pour qu’elle n’ait point fait tout ce chemin “en vain”.
Nous, les bienheureux, n’avons peut-être pas trouvé “chaussure à notre pied” mais nous savons ce que nous cherchons ; bien d’autres cherchent sans savoir ce qu’ils cherchent… désespérément !
Il est grand temps que nous trouvions le moyen de mettre les ressources ad hoc à portée de ceux-là , aussi !
Bien à vous,
Elisabelle