Passer à l’acte ! Qu’est-ce qu’on attend ?
Il y a quelques années encore, faire le choix de la médecine naturelle, de l’alimentation bio ou même de l’éco-construction était réservé à une petite communauté des gens très informés qui, bien avant les autres, avaient pris conscience des dangers sanitaires et écologiques que nous faisait courir la vie moderne et de la nécessité d’agir, à titre individuel, pour tenter d’inverser la tendance. C’était il y a quarante ans.
Aujourd’hui, plus personne n’ignore que notre mode de vie pollue l’air, la terre, les eaux, les organismes et les esprits.
Il n’est donc plus nécessaire d’être un rebelle, un pionnier ou d’avoir le goût du risque pour oser passer à l’acte. Et pourtant, qui le fait ? Nous sommes semble-t-il atteints d’une paresse indécrottable, d’une apathie physique et morale qui nous empêche de mettre en œuvre ce que nous savons pourtant fort bien.
On sait par exemple qu’il suffirait de presque rien pour que nous restions en bonne santé durablement. Nous savons bien que de minuscules efforts nous permettraient d’échapper aux affections courantes ou, mieux encore, aux maladies dégénératives qui nous effraient tant. Un peu d’exercice chaque jour, manger frugalement le soir en évitant les protéines animales, s’isoler un quart d’heure par jour dans un endroit calme, ne pas regarder la télévision un soir par semaine, s’exposer régulièrement à la lumière naturelle… Franchement, ce sont des évidences, mais qui les applique véritablement ?
L’homme est sans doute ainsi fait qu’il lui faut un aiguillon, une motivation puissante pour, enfin, passer à l’acte. Et si l’échéance est trop lointaine, si le motif est trop général, alors, il traîne les pieds, renâcle… Il n’y a qu’au bord du gouffre qu’il consent à agir. Ou peut-être préfère-il ne pas voir la réalité en face ?
Je songe parfois à prendre ma retraite quand je vois que, de tous les conseils que j’ai pris le soin de prodiguer à un ami, celui-ci n’en a finalement appliqué aucun.
Pourtant, à chaque baisse de moral, je reprends le collier en me disant que labourer, et labourer encore, ce terrain infertile finira forcément par aider quelque chose à pousser.
C’est tout ce qui fait la différence entre la naturopathie et la médecine. L’une cherche à aider le patient à comprendre pour l’amener à se prendre en mains. L’autre préfère l’abreuver de détails complexes pour le conserver à sa merci.
D’ici là , nous vous souhaitons de profiter de vos vacances pour réaliser enfin les choses simples que vous auriez aimé faire toute l’année.

27 juillet 2007 at 7:27
Tout à fait d’accord. D’ailleurs, je souhaite travailler dans le domaine du bien-être et trouver une formation rémunérée type cif pour me reconvertir(magasins restaurants bio,conseiller en nutrition etc…). Donnez-moi des conseils, des infos… Merci.
27 juillet 2007 at 23:07
Mes deux grand-mères, l’une en Pologne, l’autre en Flandre, sans se connaître, étaient toutes deux passionnées par les plantes qui guérissent. J’ai dû cumuler les deux Gènes. Je ne suis pas proche de la nature, je suis “dedans” à tous points de vue et j’essaie moi aussi d’aider mes amis dans ce sens. Pour vous faire sourire, j’ai retenu que les plus réceptifs sont d’origine slave ou anglo-saxonne mais je n’ai pas tous les amis de la terre. Merci à vous pour ces réflexions.
4 août 2007 at 22:03
Peut-être faut-il se demander si nous avons l’estime de soi requise pour passer à l’acte. La force de l’habitude est-elle peut-être aussi sous estimée. Il faut, il me semble, beaucoup de temps pour se persuader de changer une mauvaise habitude.
Continuer de labourer si vous en avez la force, votre courage nous aide sur le chemin.
3 septembre 2007 at 7:32
Tenez bon. Je connais plein de gens (à commencer par moi même) qui bougent, prennent un temps de méditation chaque jour, sont à l’écoute de leur corps et de leur vie et aussi à l’écoute de tous les bons conseils qui leur sont donnés. Merci.