Largement pourvu en vitamines, minéraux, acides aminés, enzymes, le gel d’Aloe vera est un des « best-sellers » des boutiques bio. Il existe une bonne dizaine de marques différentes qui proposent ce gel blanchâtre sous différentes formes. Mais la mention « Aloe » sur l’emballage n’est bien souvent qu’un argument de vente.

Pour conserver toutes ses qualités, le gel frais doit être stabilisé dans les deux heures suivant la récolte et ne doit pas être pasteurisé. Les techniques utilisées sont souvent préjudiciables à son profil nutritionnel et à ses bienfaits. La meilleure méthode consiste à le stabiliser de façon naturelle avec de la vitamine C et de la vitamine E. Bien évidemment, il ne doit pas contenir d’aloïne (en particulier les solutions buvables qui doivent impérativement en contenir moins de 0,1 mg par kilo), ni d’acide citrique, ni de conservateurs, tels le benzoate de sodium (E211) ou le sorbate de potassium (E202).

Il faut savoir aussi que l’efficacité de l’Aloe vera dépend de la pureté du produit. Le pourcentage de gel frais doit être le plus élevé possible : un minimum de 95 % pour un usage thérapeutique et de 50 à 80 % pour les cosmétiques. Certaines marques trompent les consommateurs en annonçant un bon 98 % sur leur flacon alors qu’en fait leur produit ne contient que 10% d’Aloe vera, dont 98 % de gel d’Aloe frais (faites le calcul : 9,8 % de gel d’Aloe vera frais).

Sachez par ailleurs que si le label IASC (International Aloe Science Council) est un gage de qualité de l’Aloe vera utilisée, il ne certifie pas son origine biologique. Lors de l’achat, vérifiez bien sur l’étiquette que le gel n’a pas été séché, réduit en poudre et ensuite réhydraté.
Enfin, le conditionnement doit être opaque, idéalement en verre teinté.
Et surtout, conservez-le au réfrigérateur.

  • Attention : en usage interne, le jus d’Aloe vera est déconseillé aux personnes souffrant de gastrite, ou qui ont un côlon irrité, des hémorroïdes, un reflux gastro-Å“sophagien ou bien des douleurs abdominales. Il est à proscrire absolument chez les femmes enceintes ou qui allaitent.