La consommation… arme absolue de contestation
Il suffit parfois d’un seul article de presse bien documenté, d’une action originale menée dans un supermarché, ou simplement d’une rumeur, pour le mobiliser en masse et le détourner durablement d’une marque ou d’un type de produit. Ce sont des années d’investissements publicitaires qui peuvent ainsi partir en fumée et même les plus grandes multinationales ne peuvent pas s’offrir ce luxe.
Faute de pouvoir tout contrôler, elles sont donc désormais à l’affût du moindre début de polémique et se tiennent prêtes à y répondre. C’est la raison pour laquelle, par exemple, les industriels préfèrent retirer des rayons, en toute hâte et quel que soit le coût, les produits qui pourraient éventuellement présenter un danger pour la santé de leurs clients. C’est aussi ce qui pousse aujourd’hui les fabricants de cosmétiques à retirer le paraben et les arômes synthétiques de leurs crèmes, parfums et déodorants. Voilà enfin pourquoi beaucoup de firmes de l’agroalimentaire hésitent encore à introduire les OGM dans la composition de leurs produits alors que leur intérêt financier leur commande de le faire.
Ce n’est plus dans la rue, ni dans les ministères, que se gagnent les batailles modernes pour un monde plus propre, plus sain et plus respectueux, c’est dans les magasins au moment du passage en caisse.




5 octobre 2007 at 17:56
C’est bien que la consommation soit devenue une arme de contestation car c’est la manière d’agir la plus à la portée de chacun et qui ne coûte pas trop cher. Outil à utiliser sans restrictions.
5 octobre 2007 at 18:55
Oui, bravo. Le déodorant Deoroche, dans le dernier numéro de Pratiques de santé en est la preuve. Il mettra enfin ce laboratoire en cause pour des mensonges d’étiquetage aux pauvres utilisateurs…
6 octobre 2007 at 13:04
Tant mieux ! Depuis le temps qu’on respecte moins le consommateurs !
Je voudrais savoir comment on peut être certain de ne pas avaler d’OGM….
Merci de m’informer. Merci pour votre article.
Anne Leclef
7 octobre 2007 at 12:05
Merci Mr Imbert.
Voici en quelques mots simple la synthèse d’une réflexion salvatrice… pour le bien-être et la survie de l’être humain.
Il est « vachement » temps que l’Homme de la rue se réapproprie sa santé, soit conscient que « son alimentation est sa santé », que « sa santé passe par son alimentation ».
Cela ne se fait pas sans peine : s’informer, étudier, analyser, être critique et honnête par rapport à soi-même et par rapport à sa santé.
Face à notre mode de consommation, notre mode d’alimentation et les agressions publicitaires, commerciales, marketings dont nous sommes les sujets (mieux : les victimes), deux choses doivent nous maintenir vigilant :
1. notre santé nous appartient ;
2. leurs intérêts ne se situent dans nos assiettes ou dans nos santés : leurs intérêts se situent dans les bénéfices financiers, leurs salaires, la rémunération aux actionnaires, quantités d’argent toujours insuffisantes.
Ce ne sont pas leurs considérations financières, ce ne sont pas nos « dirigeants » de tout poil, dans leurs tours d’ivoire, isolés des vraies considérations, des vraies préoccupations, intéressés pour la plupart par des retombées pécuniaires, qui doivent nous imposer des produits contraires à notre bien-être, à notre santé.
Ceci est vraie par rapport à notre alimentation mais aussi par rapport aux médications imposées par un business médico-pharmacologique qui croit que l’être humain n’est qu’un ensemble d’éléments chimiques et de molécules et qui ne recherchent pas la cause au(x) problème(s) de santé soudainement apparu(s).
Pas de chance : il est quelque chose de plus grand, plus vaste, plus complexe.
La vue et le traitement holistique d’une personne est primordiale.
Mais qui s’en préoccupe ??? Une infime minorité seulement.
A nous d’agir individuellement… et le reste devrait suivre.