Essentiellement considéré par nos ancêtres comme eupeptique car il tonifie et facilite la digestion et accessoirement fébrifuge, le chardon bénit a élargi, au fil du temps, son champ d’action. Aujourd’hui, les naturopathes le recommandent également pour ses propriétés antibiotiques et anti-inflammatoires et n’hésitent pas à le prescrire pour ses vertus diurétiques et anti-rhumatismales.

Son secret : ses principes amers

  • Le chardon bénit est reconnu et prescrit pour ses actions cholérétique (qui stimule la sécrétion de la bile), cholagogue (qui facilite l’évacuation de la bile) et surtout digestive. On sait désormais que ces vertus digestives sont essentiellement dues aux principes amers qu’il renferme, notamment une lactone sesquiterpénique, la cnicine. Ces principes amers stimulent, en effet, les glandes salivaires et déclenchent une sécrétion accrue des sucs gastriques, ce qui favorise l’appétit, soulage la dyspepsie (digestion difficile et douloureuse) et les maux de tête associés à la congestion hépatique.
  • Le chardon bénit exerce également une action « antibiotique » contre les bactéries Staphylococcus aureus (responsables d’intoxications alimentaires), Streptococcus feacalis et Escherichia coli (responsables d’infections urinaires).
  • Doté de vertus diurétiques, le chardon bénit va contribuer à éliminer l’acide urique dont un excès peut engendrer de nombreux troubles au niveau des articulations. C’est pour cette raison qu’on le prescrit pour calmer les douleurs rhumatismales et les crises de goutte.
  • La plante arbore enfin à son palmarès des propriétés anti-inflammatoires et accessoirement vulnéraires (guérit les plaies).

Attention au surdosage

Le chardon bénit est fortement déconseillé en cas de grossesse. La plante peut en effet être abortive ou déclencher les menstruations. Il est également contre-indiqué en cas d’allergie avérée aux plantes de la famille des composées. Les personnes allergiques au pissenlit, au chrysanthème, à la marguerite, au tournesol, pourraient également l’être au chardon bénit.

Attention : à haute dose (plus de 5 g de plante séchée par tasse) ou en cas d’infusion prolongée (au-delà de 10 minutes), le chardon bénit peut entraîner de l’irritation gastrique et des vomissements.

Adresse commande du chardon bénit pur
15 ml (bouteille) : 10 euros (port en sus)
Luc Delière,
11 rue Château l’Abbaye • B-7500 Tournai (Belgique)
Tél. 00 32 69 236 279 ou Portable : 069866384

Recettes thérapeutiques

  • Infusion : infuser de 1,5 à 2 g de sommités fleuries séchées dans 150 ml d’eau bouillante durant 3 à 5 minutes. Filtrer et boire trois tasses par jour (150 ml), environ 30 minutes avant les repas.
  • Teinture (1:5 dans l’éthanol) : prendre de 7,5 à 10 ml dans un peu d’eau tiède, trois fois par jour, environ 30 minutes avant les repas.
  • Vin : 30 à 60 g de capitules de chardon bénit. 1l de vin rouge. Faire cuire à feu doux et cuire jusqu’à réduction de 1/3. Prendre une tasse à café, matin et soir, pendant quelques jours en cas d’anémie, de faiblesse générale, de convalescence et de paresse d’estomac.