Compléments alimentaires : le hold-up des pharmacies
C’est sûr, les pharmaciens ont bien verrouillé leur affaire : en matière de santé leurs officines restent des lieux de vente incontournables, même lorsqu’il s’agit de compléments alimentaires « naturels ». Avec les parapharmacies, elles représentent aujourd’hui 60 % de ce marché. Dans les boutiques bio, c’est moins de 15 %…
En quelques années seulement, les « bio » semblent ainsi avoir perdu toute leur avance dans ce domaine. Et je crois qu’ils en portent l’entière responsabilité. Car vous avez sans doute remarqué comme moi que l’on trouve dans leurs rayons de plus en plus de ces produits de santé que l’on peut acheter partout ailleurs, en pharmacie notamment.
Pour expliquer le peu d’originalité de leur assortiment, les gérants des boutiques expliquent que vendre de la médecine naturelle, c’est s’exposer aux contrôles inopinés des inspecteurs de la Direction des fraudes. Ils craignent aussi de donner des conseils de santé et d’être taxés d’exercice illégal de la médecine. Ils n’ont pas tort. Mais ils ont simplement oublié l’essentiel : l’efficacité. Ils savent pourtant qu’aucun thérapeute des médecines naturelles ne prescrit les compléments alimentaires qui trônent aujourd’hui, avec leurs emballages rutilants, dans leurs rayons et dans ceux des pharmacies. Pourquoi ? Parce que ces produits ne soignent pas grand-chose. L’excès de prudence des boutiques les mène ainsi à une impasse où elles perdent leur crédibilité et, finalement, desservent les médecines naturelles.

9 janvier 2008 at 14:43
Pour et Contre
Bonne année à tous, pleine de santé mais aussi de sagesse.
Je vais mettre un bémol à ce qui est dit plus haut.
Oui, les magasins de diététique ont perdu des clients et de la crédibilité et pour cause, j’habite le Gers département pro-santé naturelle, pleine de rebouteux, magnétiseurs, naturopathes dont le sérieux laisse parfois rêveur et met le discrédit sur les gens sérieux.
Mais les magasins de diététique sont aussi parfois responsable de leur perte, un minimum de connaissances sont nécessaires pour conseiller des compléments alimentaires adaptés ou des huiles essentielles.
Et là dedans j’ai vu de tout.
En ce qui concerne les pharmacies, vous avez raison aussi, il y a du n’importe quoi tant du point de vue des produits vendus que de la connaissance de leurs effets, nous vendons en effet n’importe quoi , poussés par les médias qui racontent n’importe quoi.
Et je sais de quoi je parle, je suis préparatrice en pharmacie et suis la seule dans mon travail à privilégier l’écoute et le conseil même si je ne vends pas des produits chers, mon seul but rechercher le bon produit pour la bonne personne, mes collègues au nombre de 7 n’ont aucune connaissance ni aucune envie de s’y mettre et vendent en fonction des pubs télés.
Alors oui, il se fait n’importe quoi tant en pharmacie qu’en diététique mais il y a des exceptions heureusement.
Véronique, nature-et-sagesse, phytoaromathérapeute, naturopathe
10 janvier 2008 at 12:57
Je suis bien d’accord. Il faut sélectionner avec soin les producteurs et dispenser des conseils produits appropriés.
14 janvier 2008 at 17:55
Il y a une différence du point de vue réglementation entre les produits que l’on trouve en pharmacie et ceux qui sont dans les boutiques bios. En pharmacie, ils sont en accord avec la réglementation, alors qu’en boutique bio, on en trouvait jusque là un max qui ont soit des ingrédients non autorisés en complémentation, soit des doses qui dépassent les maximum réglementaires. Les risque de contrôle ne sont pas les mêmes dans les deux contextes…
Quand à la compétence sur leur qualité et leur utilisation, elle est bien souvent ni dans l’un ni dans l’autre…
On trouve de très bons produits en pharmacie et des mauvais en boutique. Et bien sûr l’inverse aussi… La qualité bio est un critère parmi d’autre, mais pas suffisant à lui-seul..
19 février 2008 at 14:30
Ah, l’exercice illégal de la médecine, histoire de détruire la concurence. C’est effectivement l’arme idéale pour détruire les médecines naturelles. Mais savez vous qui effectue le plus d’exercice illégal de la médecine sans être le moins du monde embété. Ce sont les pharmaciens et leurs employés. Et cela tous les jours et plusieurs fois par jour d’ailleurs. Il n’y a qu’à s’assoir dans une pharmacie pour le constater quand les clients leur demandent ce qu’ils pourraient prendre pour soigner cette douleur ou ces symptômes. Il faut dire que l’ex ministre de la santé lui même a incité à l’automédication histoire de réduire le déficit de la sécurité sociale parait-il? Tout cela est terriblement inquiétant car les médicaments chimiques de plus en plus banalisés se consomment de plus en plus aussi comme si cela était sans danger. Tandis que la recherche des causes des maladies n’intéresse plus grand monde et que les plantes médicinales sont de plus en plus difficiles à trouver car les herboristes sont de plus en plus rares tout comme les thérapeutes qui osent faire arrêter leurs médicaments aux patients en leur rappelant que les premières causes du cancer et des maladies graves sont probablement à rechercher dans des comportements inconscients comme la consommation des médicaments chimiques, notamment.
7 juillet 2008 at 13:50
Il faut arrêter de dire n’importe quoi ! Il n’y a aucune différence entre les produits vendus en pharmacie ou en magasin de diététique. Le décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 relatif aux compléments alimentaires encadre ceux-ci… Dans une pharmacie, vous pouvez trouver des produits qui sont des médicaments à base de plantes et là il y a une AMM. Cela est différent…
11 septembre 2008 at 12:35
Merci beaucoup Mme Flamein pour le personnel pharmaceutique, à croire que nous n’avons pas le même diplôme ! Quant au conseil de produits, la profession préfère conseiller ce qu’elle maîtrise ! Ne conseillant que de l’allopathie, je peux d’or et déjà me considérer comme MEDECIN ! La nature et le bio, oui avec plaisir mais il faut le maîtriser !
2 octobre 2008 at 19:26
Véronique, nature-et-sagesse, phytoaromathérapeute, naturopathe. Auriez-vous un complément alimentaire pour éviter d’avoir le globe et les chevilles qui enflent?