Comment décrypter les étiquettes des produits cosmétiques
Les substances utilisées dans les produits de soins et présentant des risques sont strictement interdites sur le marché. Bien sûr, pour chaque produit, les industriels de la beauté doivent passer sous les fourches caudines de la Colipa, l’Office central européen de la toxicologie. Mais dans les faits, le législateur ne donne pas suffisamment suite à ses bonnes intentions. Et surtout, il autorise certaines substances, sans être totalement convaincu de leur innocuité.
Ainsi, on continue d’utiliser les composés musqués malgré les sérieux doutes les concernant (ils se fixent sur la peau et seraient cancérigènes). Même constat pour les colorants (tous toxiques et susceptibles d’être absorbés par la peau) pour lesquels les premières substances incriminées sont les amines aromatiques soupçonnées d’être cancérigènes et fortement allergènes.
Par ailleurs, l’obligation de déclarer la composition est des plus floues puisque la terminologie INCI (international nomenclature of cosmetic ingredients) ne permet pas d’identifier aisément les substances pour les cosmétiques naturels et n’indique que les noms des ingrédients de départ.
Résultat : on ne peut pas savoir si les substances citées sont présentes sous forme d’extraits huileux, aqueux, de poudre de plante, ni même quelle partie de la plante a servi de base pour l’extrait. Une omission des plus regrettables quand on sait que les agents actifs provenant des feuilles, des fleurs, des racines ou encore de l’écorce sont souvent très différents.
Et pour finir de noircir le tableau, sachez qu’il existe pour les fabricants un moyen assez répandu d’échapper à la transparence qui consiste à faire une demande de confidentialité sous couvert de protéger les brevets. Les autorités leur attribuent alors un code secret. On voit ainsi se profiler une nouvelle race de produits dont une partie de la composition se cache sous un numéro…

20 février 2008 at 14:50
Bonjour,
La nouvelle gamme anti-cheveux blanc de la marque POSITIV’HAIR de PHYTEMA se vante d’être sans acétate de plomb, y a t-il dans les composants des produits pouvants être nocifs pour la santé ?
23 février 2008 at 23:25
Il est vrai que les étiquettes des produits cosmétiques sont plutôt hermétiques. Existe-t-il au moins une liste des substances nocives pour la santé et/ou pour l’environnement qui pourrait nous aider à faire le tri, car tous ces produits n’existent pas toujours en bio?
24 avril 2008 at 21:51
Au sujet de POSITIV’HAIR de PHYTEMA, il me semble qu’il contient par exemple du ZINC GLUCONATE.
Sur ce composant, voilà ce qu’on peut lire sur cosmeticsdatabase
http://www.cosmeticsdatabase.com/ingredient.php?ingred06=707063&refurl=%2Fproduct.php%3Fprod_id%3D177053%26
24 avril 2008 at 21:56
Pour aider à décrypter les étiquettes, par exemple :
www.cosmeticsdatabase.com (en anglais)
www.bio-kosmetika.com/servlet/dispatcher?map=inci_input&lang=de (en allemand)
Désolé, je connais pas encore de site en francais
16 juin 2008 at 18:42
Pour décrypter les ingrédients, il y a l’excellent livre de Rita Stiens : la vérité sur les cosmétiques. Elle a désormais publié un site : http://www.laveritesurlescosmetiques.com/
Vous pouvez également aller sur Beauté-test qui recense un grand nombre de produits classiques et bio et qui décrypte un certain nombre de composants également !