La prêle, reine des médecines naturelles
On ne parlera jamais assez de cette plante merveilleuse pourvoyeuse de silice végétabilisée (80 % dans ses cendres), nommée aussi queue de cheval ou de renard ou encore herbe à récurer. Son goût âpre l’a fait appeler asper en latin, puis asperella, devint asprèle puis prêle.
C’est probablement un des plus puissants reminéralisants naturels connus – en particulier pour les personnes qui ne fixent pas le calcium ou qui sont atteintes d’arthrose.
En usage interne
- Faire tremper 40 à 50 g de barbillons dans 1 litre d’eau froide pendant 8 h ou 1 nuit.
- Bouillir 20 Ã 25 min.
- Laisser infuser 10 min.
- Boire 3 Ã 4 tasses par jour pendant 3 semaines.
On l’utilise avec bonheur dans tous les cas suivants :
- problèmes urinaires (gravelle, calculs, cystite…)
- albuminurie
- rhumatismes, goutte
- affections de la peau (eczéma, acné, dartres, prurit)
- rétention d’eau, œdème
- cicatrisant interne (hémoptysie, ménorragie)
- inflammation des muqueuses (estomac, intestin, ulcère gastrique, diarrhée)
- ongles cassants, taches blanches.
En usage externe
Galien la disait « singulière à souder les plaies pour grandes qu’elles soient ».
Concentrer la décoction en laissant réduire à l’ébullition de moitié.
On l’utilise dans les cas suivants, en compresses :
- dartres, eczéma, prurit
- ulcère variqueux
- plaies qui ne cicatrisent pas
- hémorroïdes saignantes.
Nota : La prêle vendue en gélules, en raison des quantités infimes mises en jeu et le manque de bio disponibilité de cette forme galénique, n’a que peu d’effets thérapeutiques.
Par ailleurs, la prêle sous la forme d’Equisetum en Teinture-mère m’a très souvent déçu quant à son efficacité.
Il faut donc admettre que, si l’on veut obtenir l’efficacité souhaitée, il convient d’adopter la voie la moins facile, c’est-à -dire acheter la prêle en herboristerie ou en pharmacie, ou bien la cueillir en juillet-août.
À savoir que la prêle ne se garde pas bien une fois en décoction. Elle fermente et prend un aspect sirupeux avec un goût de levure. Elle n’est alors plus bonne. Pour éviter cela, il faut la garder au réfrigérateur.
Cas particulier de l’énurésie
On utilise alors la prêle en association avec d’autres plantes.
Pour 1 litre d’eau, ajouter :
- 1 cuil. à soupe de prêle en poudre
- 1 cuil. Ã soupe de millepertuis
- 1 cuil. à café de poudre d’écorce de chêne
- 1 cuil. à café de poudre de rhizome de tormentille.
- Faire bouillir 15 min.
- Boire 2 tasses par jour (le matin de préférence).

28 mars 2008 at 14:17
Bonjour, peut-on cultiver soi-même la prêle (en pot). Merci.
28 mars 2008 at 16:50
Je croyais qu’il fallait faire attention aux reins à cause de la présence de silice, quand on l’utilise en plante entière pour une décoction.
28 mars 2008 at 16:55
Si la prêle est effectivement aujourd’hui la reine des médecines naturelles et si dans la même logique, le silicium organique fait autant de bien à de nombre de malades, c’est que quelque chose dans notre civilisation attaque directement notre fonction de minéralisation. Et cela pourrait bien être à rechercher du côté des dentistes. Pour en savoir plus lire le texte “silicium organique et dents dévitalisées” sur le site www.dent-dévitalisee.com
5 avril 2008 at 19:18
La recette pour “usage interne” ne laisse en finale qu’à peine la valeur d’un bol pour les ingrédients indiqués.
Est-ce normal ? Merci à Vous