Bernard Herzog : « Nous sommes au début du lessivage de notre espèce »
Bernard Herzog est docteur en Médecine, spécialiste en électro-radiologie diagnostique et thérapeutique et licencié ès–Sciences. Ancien chef de travaux de biophysique, il fut également chef de service du CHU de Nantes et professeur à la Faculté de Médecine de Nantes. Après avoir publié « Le transgénique, les premiers signes d’une catastrophe », il récidive avec « Les 7 fléaux : le péril écologique », un nouvel ouvrage coup de poing* dans lequel il dresse un réquisitoire sans complaisance sur les errements et les déviances de notre société qui, selon lui, sont à l’origine de l’essor des maladies dégénératives et métaboliques.
- Vous lancez un réquisitoire sévère contre les errements de notre société. Quel est son principal crime ?
Son crime est d’avoir rompu son alliance antique avec la nature. Dans les alpages, il n’y a pas de vaches folles. Lorsqu’elles vivent parquées, les vaches mangent toujours la même herbe (nourriture répétitive entraînant des carences) qui pousse sur un sol traité pour accélérer la repousse de l’herbe (les nitrates ingurgités vont perturber le cycle de l’azote de l’animal). De plus, ce sol constamment sollicité s’en trouve appauvri en éléments organiques et minéraux et l’herbe qu’il produit est dégénérée et peu nutritive. Ajoutez à cela les déjections animales qui s’entassent et font grimper la concentration des sols en ammoniaque et vous comprendrez pourquoi ces vaches deviennent « folles ». La solution consiste en un retour à une agriculture respectueuse des sols.
- Les maladies de la peau, les maladies bronchiques c’est encore « la faute à la pollution atmosphérique » ?
L’air ambiant est chargé de bactéries que notre système immunitaire est normalement capable de combattre en détruisant les cellules déficientes. Mais la pollution atmosphérique va jouer un rôle insidieux sur ces bactéries en les faisant muter. Elles deviennent plus agressives. Le système immunitaire, débordé, est en détresse et incapable de les contrer. Les maladies de peau et de la sphère ORL se multiplient.
- Vous voulez bannir les céréales responsables de l’envol des maladies respiratoires et cardiovasculaires ?
Jadis, les grains de blé étaient ovales. Aujourd’hui ils sont oblongs, assez plats et parfois totalement ronds. Ce blé « moderne » est très riche en gluten, passe très vite dans le tube digestif et se transforme à peine en fibres dans l’intestin. Il contient des acides aminés et des vitamines modifiés. De plus, ce blé muté est déficient en oligo-éléments et le pain qui en résulte a une composition chimique particulière (non conforme aux recettes biochimiques inscrites dans le génome depuis des millénaires et qui permettent de fabriquer les enzymes qui lui sont spécifiques). Pour commencer, ce pain agit en modifiant la composition chimique de la salive qui agressera à son tour la langue, le palais, les glandes amygdaliennes et l’irritation continuera tout au long du tube digestif. Pendant ce temps, le système immunitaire est sans cesse sollicité pour permettre à l’organisme de survivre malgré ses défaillances. S’il est dépassé, on aboutit à des allergies cutanées, des bronchites asthmatiques répétitives qui vont évoluer vers une insuffisance respiratoire avec pour conséquence une ventilation anormale du sang et possibilité d’insuffisance cardiovasculaire ou artérielle.
- Racontez-nous cette croustillante histoire de pain carencé et falsifié.
Pour commencer on ajoute de la farine de fèves qui entraîne des fermentations coliques. Pour faire lever plus vite le pain, on ajoute des levures chimiques hautement toxiques. Pour conserver la pâte, on la congèle à -30 °C : première fermentation des bactéries dites du froid, très nocives. Puis on transporte la pâte à -18 °C : rupture de la chaîne du froid et deuxième fermentation de bactéries qui va continuer « d’exterminer » les nutriments. Pour achever la destruction, les boulangers cuisent la pâte à pain à 230 °C (au lieu des 120 °C dans un four à bois traditionnel) pour arriver à un produit totalement vide de nutriments, dépourvu de vitamines, de minéraux et bourré de bactéries agressives à effets pathogènes notamment sur les amygdales d’où des angines à répétition et des amygdalites.
- Vous affirmez, sans sourciller, que le sucre fera disparaître par dégénérescence l’espèce humaine.
Le massacre commence dans les pots de bébé et continue avec les bonbons distribués aux enfants comme récompense. Nos enzymes cellulaires sont adaptées au galactose (sucre du lait), au fructose (fruits) et au miel. Or, le saccharose est un sucre artificiel d’origine industrielle qui apporte une énergie factice, car elle ne se consume pas mais se caramélise au niveau des muqueuses intestinales. « Ce caramel » ne peut pas intégrer les cycles du métabolisme cellulaire. Ce corps étranger va encombrer l’organisme, modifier les fonctions digestives, les ralentir et, en formant un film sur les enzymes, en bloquer l’action. Résultat : déficiences enzymatiques et carences immunitaires. L’estomac est obligé de fabriquer de plus en plus d’acide chlorhydrique pour dissocier le disaccharide. Il en résulte des aigreurs. Le pancréas s’épuise à éponger l’excès d’acide. Il s’atrophie. Le foie va absorber le sucre sans pouvoir l’éliminer et s’encrasser jusqu’à l’asphyxie. Le cerveau n’étant plus alimenté en glucose, il en résulte une difficulté à l’attention et une baisse de résistance intellectuelle et physique. Cette intoxication sournoise se déroule sur une période de cinq à 25 ans. À l’adolescence, le bilan s’alourdit avec à la clé obésité, perturbation du développement endocrinien et installation d’une véritable toxicomanie.
- Vous accusez, preuves à l’appui, les industriels d’irradier nos aliments.
Nos aliments sont de plus en plus souvent passés dans des chambres d’irradiation pour en éliminer les germes. C’est vrai pour 100 % des conserves et surgelés. Dans les centrales d’achat on utilise des bombes au cobalt et des accélérateurs de particules pour irradier les pommes de terre et les oignons et arrêter leur germination. L’irradiation va éliminer les vitamines A, C, D, E et permettre la formation de radicaux libres avec risque de déboucher sur des tumeurs cancéreuses.
Propos recueillis par Amel Bouvyer
Où commander l’ouvrage :
* Les 7 fléaux : le péril écologique de Bernard Herzog, aux Éd. du Cram, 253 pages, 24 euros (port compris) auprès de : Association Arabel – 34 rue Dr P. Michaux – 44230 St Sébastien/Loire – Tél. 02 40 34 27 48
Ou par internet chez Amazon.fr




8 janvier 2009 at 20:05
Est-ce que les aliments labellisés bio qui sont de plus en plus vendus en grandes surfaces, subissent eux aussi cette irradiation dans les centrales d’achats ?
Par exemple, j’ai entendu dire qu’un camion pouvait être carrément chargé sur un porte-charge et que la totalité de son contenu pouvait subir ce traitement. Qu’en est il vraiment svp ?
Pour ma part, je prèfère me servir directement dans les magasins bios, mais il m’arrive de me dépanner occasionnellement dans une grande surface. Mais je n’ai pas confiance du tout, d’où ma question. Merci
8 janvier 2009 at 23:39
Ce que j’ai pu constater sur moi (sucre, blé) me prouve la validité d’une grande part ce qu’avance Bernard Herzog – pour le reste, je lui fais confiance, et je suis heureuse de la publication de son livre.
9 janvier 2009 at 8:19
Cet article est édifiant, il y de longues années que je suis consciente des dérives en tous genres mais lorsque c’est expliqué noir sur blanc comme ici, on se dit que d’échapper à un cancer est une chance incroyable ! Même si l’on fait attention à bien des choses, en fait, tout, même les bases de notre alimentation, sont empoisonnées , l’horreur absolue ! On paie très très cher les progrès dont l’on bénéficie !
11 janvier 2009 at 12:38
que de vérité dans ces paroles du docteur herzog, ont nous donne a manger comme des cochons et beaucoup ne s’en rendent meme pas compte. des cancers a la pelle, des maladies d’halzamer….. que le monde est endormi! quand prendras t il son autonomie par le retour aux sources ? quand leurs intelligence va t-elle s’ouvrir a la lumiere ? tout cela nous fait mal , mais il faut informer au maximum c’est un devoir de survie pour l’espece humaine! disons NON a tout ces decideurs qui nous assassinent du haut de leurs chaire d’orgeuil ! merci au docteur herzog , qu’il continue sa mission! nous sommes avec lui !
17 janvier 2009 at 22:13
Bonsoir,J’ai lu « les dérives de la médecine » et pense acheter le livre que vous citez..J’aimerais connaître les coordonnées du Docteur Herzog…Consulte-t-il encore ? Merci d’avance.
23 janvier 2009 at 0:46
Il y a longtemps que je suis au courant de toutes les dérives dont nous sommes victimes et je m’efforce d’y échapper. Mais c’est difficile quand on a un budget serré de manger tout bio. J’achète une partie de mes aliments bio et j’ai diminué la viande. A présent, même le poisson, pourtant recommandé bon pour la santé, est à éviter à cause des métaux lourds et du PCB… Où va-t-on ? Et en plus, on ne trouve pratiquement plus que du poisson d’élevage et surgelé… (chaîne du froid pas toujours fiable). J’ai donc réduit ma consommation de poisson en me limitant au dit « sauvage » mais les poissonneries disparaissent à cause des consommateurs de surgelés…
Pour répondre à la question de Maelys, le bio n’est pas irradié car c’est interdit dans le cahier des charges.
En tout cas, si vous avez des difficultés à avoir des enfants, je vous conseille de manger bio car les pesticides tuent les spermatozoïdes…
De plus, je vous conseille le sucre complet, riche en sels minéraux (mais à consommer avec modération), plutôt que le sucre blanc qui les détruit et peut déclencher des cancers. En 20 ans, ils ont doublé en France et ça fait le chou gras des labos pharmaceutiques et des médecins et pharmaciens. Ca fait réfléchir, non ? Je pense qu’il est temps que les Français changent leurs comportements alimentaires.
Bravo au docteur Herzog qui a le courage d’élever la voix, même s’il prêche plus ou moins dans le désert à cause des trop nombreux lobbies qui mènent le monde (Monsanto entre autres)…
20 avril 2009 at 17:43
Bravo Dr.Herzog pour ces bonnes paroles.
Qui ne sont pas encourageante pour notre avenir,mais les jeunes s’en fiche ils y a longtemps qu’ils ont compris qu’il n’y avait pas d’avenir pour eux !
Je suis un mangeur de pain invétéré, j’ai été élevé au pain, pendant et aprés la guerre ( de 40 )on nous disait :> car ainsi on avait le ventre plein et comme il n’y avait pas grand chose d’autre à se mettre sous la dent.On avait quand même mangé.Je me souviens d’une bonne tartine de saint-doux pour mon 4 heures, de quoi faire frémir plus d’un diététicien de notre époque moderne.Et pourtant je ne me souviens pas que cela ai pu nous poser problème, même en tant qu’adulte, mais on ne vivait pas comme maintenant.
Maintenant mon Docteur me dit : > Alors que je ne sais pas le faire!
La solution ?
C’est trés difficile à faire, parcequ’il faudrait faire le même pain et le cuire comme avant guerre, il y a plus de 50 ans, avec les blés de l’époque.Comme c’est impossible,il reste la solution, pas simple mais onéreuse, prendre de la farine de petit épeautre, ou mieux moudre soi-même son blé, de la vraie levure de boulanger, ou mieux du levain fait par vos soins, et aprés la cérémonie du levage fait dans les régles de l’art, le faire cuire dans un four à bois véritable, à l’ancienne. Voilà du bon pain qui n’aura pas un taux excessif de gluten, comme avantl’ère industrielle qui nous a fait beaucoup de mal, mais ce pain lui ne vous fera aucun mal.
20 avril 2009 at 17:48
suite au message précédent:
l’entre guillemet à été effacé, je remet ce qui est la première phrase, on nous disait: mange du pain
et mon docteur maintenant me dit : il ne faut pas manger de pain à cause de l’intolérance au gluten.
9 mai 2009 at 10:11
Bonjour,
J’ai lu avec intérêt l’article concernant le Dr Herzog. Le suce de canne complet est-il un saccharose ? Sinon quel sucre peut-on consommer ? Je sucre très peu et j’ai l’habitude de systématiquement diminuer, parfois de moitié, le taux de sucre des recettes et nous les trouvons tout à fait à notre goût. Pourquoi mettre autant de sucre quand cela est totalement superflu et mauvais pour la santé. Je sucre les entremets avec du miel. Il faut aussi faire la chasse au sucre (même de canne bio) dans les plats préparés.
Il faudrait que le Dr Herzog puisse parler de tous ces problèmes dans les médias. Seuls les gens intéressés et préoccupés comme nous reçoivent ces informations. Nous sommes déjà tous au fait de toutes les dérives.
Catherine
31 août 2009 at 14:36
Bonjour
Ceux qui nous inondent de ces aliments immatures, sont ils eux-mêmes
consommateurs de ses produits ? J’en doute ou alors c’est vraiment
qu’ils sont plus atteints que l’on pense. Je crois également que ceux qui fabriquent
ces ersatz, devraient avoir suffisamment de connaissances pour ne pas nous empoisonner.
Malheureusement je crains que sans être parano, s’il existe un lien entre tout cela, ce peut être simplement, le fait de vouloir sélectionner les plus résistants parmi la masse des gens, sachant que ceux qui tirent les ficelles ne risquent rien vu que les meilleurs produits sont plus accessibles à leur bourse qu’a celle d’un survivant (celui qui n’a pas les moyens de se nourrir convenablement). Pour ce qui est du lessivage de l’espèce, je souhaite que ceux qui sont
responsables seront lessivés en premier, je n’y crois guère, mais on peut toujours rêver.
Finissons par une note moins triste, la nature saura peut-être préserver ces enfants les plus démunis, comme elle a donné aux animaux les plus fragiles les moyens de se camoufler
ou de lutter ou de fuir face à leur prédateur, tout le monde (ou presque) a sa chance.