Imupro, le test des intolérances

Les intolérances alimentaires sont extrêmement fréquentes (jusqu’à 45 % de la population) et généralement difficiles à diagnostiquer. Les plus connues sont celles concernant les laitages de vache et le gluten. Mais de nombreux autres aliments peuvent être en cause. De plus, il est possible d’être intolérant à plusieurs aliments à la fois.

Comme les travaux du docteur Seignalet l’ont montré, les intolérances alimentaires sont à l’origine de nombreux problèmes de santé : allergies, fatigue, colite, maladie de Crohn, surpoids, diabète, rhumatisme, maladies chroniques, etc., sans oublier l’hyperperméabilité intestinale qui est la porte ouverte aux maladies auto-immunes et aux infections chroniques…
 

Le test

Pour effectuer le test Imupro, il suffit d’effectuer une simple prise de sang dans un centre d’analyses médicales.
Le prélèvement sera ensuite acheminé vers le laboratoire d’analyse.
Les intolérances se développent au fur et à mesure de la vie de façon spontanée et souvent silencieuse, du moins au début. Elles se traduisent par des troubles et des symptômes variés et souvent difficiles à relier à un aliment. D’ailleurs, généralement le lien entre l’intolérance alimentaire et le problème de santé n’est pas perçu par la personne. Cela est bien différent des allergies qui, elles, se traduisent par des manifestations évidentes : éruption cutanée, gonflement des lèvres, éternuement, rétrécissement de la gorge… et une élévation des IgE sur les prises de sang.

 

L’analyse

L’analyse Imupro consiste à rechercher les intolérances (et non les allergies) par la présence d’un taux d’anticorps (immunoglobuline G, ou IgG) anormalement élevé, dirigé contre les aliments testés. Cette élévation d’IgG signalera immédiatement une intolérance alimentaire.

Il faut savoir que la durée de l’éviction alimentaire est différente selon que l’on a affaire à une intolérance moyenne ou forte.

  • Moyenne : éviction de 8 à 16 semaines.
  • Forte : éviction de 32 à 52 semaines, voire davantage.

Cette mise en évidence des intolérances et leur éviction permettent de prendre conscience que certaines habitudes alimentaires, généralement sans effet néfaste sur la majorité de la population, peuvent présenter des effets délétères sur la santé de certaines personnes.

Le changement d’habitude alimentaire est généralement aisé, mais il peut être plus délicat selon le nombre et l’importance des intolérances alimentaires présentées par la personne. Le retour à la santé est à ce prix.
Malheureusement, cet examen a un coût : entre 250 et 500 euros, selon le nombre d’aliments testés et il n’est pas remboursé par la Sécurité sociale.
Le côté positif est qu’il n’est pas utile de le renouveler : un test suffit.

Ce qu’il faut lire


Les résultats fournis par le laboratoire expriment à la fois la présence et le degré de l’intolérance pour chaque aliment, sur une échelle de 0 à 4 :

  • Classe 0 : pas d’intolérance sur l’aliment testé.
  • Classe 1-2 : présence d’une faible intolérance contre l’aliment testé.
  • Classe 3-4 : présence d’une forte intolérance contre l’aliment testé.

Ces distinctions sont importantes parce qu’en cas d’intolérance alimentaire, une éviction de l’aliment en cause est nécessaire afin de laisser le système immunitaire se reposer. Ensuite il faudra réintroduire l’aliment progressivement afin de donner à l’organisme la possibilité de s’adapter à l’aliment et ainsi de le tolérer.

La feuille de résultats passe en revue les différentes familles alimentaires (viandes, poissons, laitages, céréales, légumes, fruits…) et indique les aliments à éviter ou à surveiller. Elle indique également les aliments dérivés des substances qui présentent une intolérance.
Parallèlement à cette éviction, il est conseillé d’effectuer des rotations alimentaires parmi les aliments tolérés : tous les cinq jours est un bon rythme. Cela évite de consommer le même aliment sans le savoir, et de développer une nouvelle intolérance alimentaire. Il est aussi conseillé pendant cette phase de suivre uniquement une alimentation naturelle, c’est-à-dire d’éviter les plats préparés, les sauces prêtes à l’emploi…
 

 

A lire d'urgence :

Le Dr Jean-Pierre Willem, apôtre des médecines naturelles vient de publier un livre qui dresse un panorama complet des intolérances alimentaires (410 pages). Cette "Bible de l'intolérance" est une somme considérable et profondément rassurante pour tous ceux qui ne voient pas comment sortir de cette spirale. Le tableau qu'il dresse est objectif et sans concession pour l'industrie agro-alimentaire.
Moins désemparé que la médecine officielle, le Dr Willem propose ici de nombreuses solutions, adaptées à chaque type de symptôme. À commencer par des conseils de bon sens et par une série de tests qui permettent de cerner les aliments responsables.Jean-Pierre Willem, nous donne aussi des pistes de traitement, parfois très subtils et parfois très "techniques"  issus de la médecine naturelle. Chacun trouvera dans son livre l'énergie pour s'attaquer à ce fléau. 

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