La myrtille, on lui découvre encore de nouveaux talents
Les propriétés médicinales de la myrtille ont été très vite identifiées par les hommes. On la prescrit ainsi depuis des siècles pour traiter les problèmes de vision et les diarrhées. Mais la petite baie et les feuilles de cet arbuste conservent encore bien des secrets. Cancer et maladies cardiovasculaires ou dégénératives font désormais partie de son tableau de chasse.
Voilà plus de mille ans que la myrtille accompagne tous les guérisseurs des régions montagneuses. Cet arbuste (Vaccinium myrtillus) est un véritable trésor thérapeutique dont on employait les feuilles ou les baies pour traiter les diarrhées, pour soulager les troubles de la circulation veineuse et de nombreux problèmes oculaires…
Oubliée, car trop efficace pour l’œil
Depuis lors, on n’a plus envisagé la myrtille que pour les traitements de l’œil. On a ainsi créé peu de remèdes et médicaments exploitant les puissants effets astringents naturels des pigments et tanins de la baie de myrtille pour traiter les diarrhées. Pourtant, la gastro-entérite touche des millions de personnes chaque hiver, mais la baie de myrtille est sans doute trop bon marché (et trop facile d’accès, grâce aux surgelés).
Si les chercheurs ont eu l’idée de se pencher à nouveau sur cet arbuste, c’est pour étudier son action sur des maladies plus prometteuses. On s’est rendu compte récemment des effets neuroprotecteurs de la baie, contribuant à la prévention de cancers et de maladies dégénératives. De nombreuses recherches menées en 2005 affirment d’ailleurs que la myrtille contribue à ralentir la perte des fonctions cérébrales, causée par le vieillissement ou des maladies comme Alzheimer.
À la suite d’études menées sur des chiens, des résultats concluants ont également été obtenus sur le diabète, avec des feuilles de myrtilles. Leur effet hypoglycémiant étant dû, encore, aux pigments antioxydants qu’elles contiennent.
La myrtille pour retrouver la pêche
L’Association américaine des diététiciens a récemment donné à la baie de myrtille le titre de « super-fruit ». En effet, la baie fournirait plus d’énergie que tout autre fruit (c’est une très grande source de vitamine C), avec moins de calories. Pour bien démarrer la journée, le mieux reste donc d’en consommer, fraîchement cueillies, cet été et, l’hiver prochain, d’ajouter une demi-tasse de myrtilles décongelées à votre bol de céréales.

11 décembre 2007 at 8:42
Je connais une personne très importante pour moi et qui a la prostate volumineuse. J’ai très peur qu’elle attrape un cancer ou que le volume de la prostate continue à augmenter. J’aimerai savoir est-ce que les myrtilles sont efficaces pour ce genre de problème.
12 décembre 2007 at 0:43
En ce qui concerne la myrtille, ses vertus ne sont plus à démontrer. Quant à mettre une demi-tasse de myrtilles décongelées dans un bol de céréales, je ne pense pas que ce soit la meilleure façon d’en profiter. Il vaut mieux éloigner les fruits d’un repas car la digestion n’est pas la même. Alors OK pour les myrtilles mais vers 10/11 H ou 16/17 H, soit environ 4 H après un repas…
17 décembre 2007 at 23:52
Effectivement, les baies de myrtilles sont un véritable “don de la nature ” lorsqu’il s’agit de traiter des diarrhées accompagnant une gastro entérite par exemple.
Pour répondre à la question plus haut sur l’hypertrophie prostatique, je dirai que je n’ai pas entendu parler de lien direct entre cette pathologie et la prise de myrtilles : en revanche, il existe des traitements d’une simplicité absolue, et qui viennent à bout de ce problème…
18 décembre 2007 at 16:16
Je sais une chose, c’est que la myrtille est bonne pour les yeux.
27 décembre 2007 at 19:19
Est-ce que la myrtille a une action positive contre le glaucome ?
29 décembre 2007 at 19:45
Je sais une chose : même le docteur willem prend des myrtilles tous les jours et ne les vends pas !
30 décembre 2007 at 20:30
A lire absolument :
“Les aliments contre le cancer”
Dr Richard Béliveau
Dr Denis Gingras
Ed Solar.
“Les petits fruits rouges constituent une source privilégiée de polyphénols au potentiel anticancéreux : acide ellagique, anthocyanidines et proanthocyanidines” (page 143)