Le millepertuis : indispensable en phytothérapie
Nul besoin d’avoir la main verte pour avoir chez soi un pied de millepertuis. Cette plante est
peu exigeante : elle s’adapte à tous les sols, pousse aussi bien en terre qu’en bac et supporte même le calcaire. On pourrait presque le considérer comme une mauvaise herbe tant il se reproduit facilement (il se multiplie par le développement des racines en plus de se propager par les graines). Mais le millepertuis a des propriétés médicinales si intéressantes qu’on ne peut lui en vouloir de s’installer si facilement dans nos jardins.
- Une pharmacie à lui tout seul
Le célèbre phytothérapeute français Jean Valnet considérait que le millepertuis était la plus précieuse des plantes médicinales. Une étude, menée en 2005, révèle que le millepertuis est plus efficace sur le long terme que n’importe quel autre antidépresseur. Avec un avantage certain sur ses concurrents synthétiques : il ne provoque aucun effet secondaire.
Cette concordance d’éléments positifs amène à s’interroger sur la raison qui a poussé les autorités françaises à interdire la commercialisation du millepertuis. L’explication officielle : trop d’interactions avec les médicaments. Ce qui amène à recommander la prudence et à conseiller de ne jamais prendre de millepertuis pendant un traitement médicamenteux sans avoir demandé un avis médical.
- Au jardin, Ã mi-ombre
Pour pouvoir profiter au mieux de cette plante au jardin, quelques règles restent à observer.
Pour avoir une plante bien fleurie de juillet à septembre, il est conseillé de la placer à mi-ombre, de lui donner un peu de crottin de cheval ou d’Or brun et de l’arroser légèrement le soir, en période de canicule afin de faire retomber la température intérieure des feuilles. Attention cependant à ne pas l’inonder : le millepertuis craint l’eau. À ces conditions, vous pourrez commencer la récolte dès aujourd’hui et pendant les premières semaines de l’été. Récolte que vous pourrez reprendre éventuellement en octobre, lors de la seconde floraison.
Mode d’EMPLOI
On dénombre 350 sortes de millepertuis réparties dans le monde entier. L’un des plus communs, l’Hypericum perforatum est le plus efficace des antidépresseurs naturels. On peut consommer ses jeunes feuilles crues mélangées à une salade.
Les parties utilisées sont les sommités fleuries et les jeunes feuilles.
- L’huile rouge pour les brûlures
Mettre quelques fleurs à infuser dans de l’huile d’olive. Celle-ci devient rouge après plusieurs semaines. Vous emploierez le mélange obtenu en compresses pour les écorchures, les plaies, les ulcères variqueux, les irritations de la peau et surtout les brûlures dont il calme immédiatement la douleur.
- L’infusion pour la déprime
Faites d’abord sécher à l’abri de la lumière et de l’humidité les sommités fleuries et les jeunes feuilles que vous aurez récoltées. Pour obtenir un effet antidépresseur, infusez 15 à 30 g de plantes sèches dans un litre d’eau et buvez-en trois ou quatre tasses par jour.

peu exigeante : elle s’adapte à tous les sols, pousse aussi bien en terre qu’en bac et supporte même le calcaire. On pourrait presque le considérer comme une mauvaise herbe tant il se reproduit facilement (il se multiplie par le développement des racines en plus de se propager par les graines). Mais le millepertuis a des propriétés médicinales si intéressantes qu’on ne peut lui en vouloir de s’installer si facilement dans nos jardins.
30 septembre 2008 at 22:27
Effectivement, le millepertuis n’est pas sans danger. J’ai fais moi-même une sérieuse allergie à cette plante. Donc, utiliser avec prudence.
8 octobre 2008 at 13:55
Peut-on prendre hypericum teinture mère et ribes nigrum dans un même journée ? Merci.
17 octobre 2008 at 18:36
Connaissez-vous les graines du bola ?
22 octobre 2008 at 13:47
Le risque ne me semble pas une bonne raison pour interdire purement et simplement. Si l’on devait interdire toutes les molécules pharmaceutiques qui présentent des risques, il n’en resterait pas beaucoup en vente ! Mettre une information obligatoire sur les emballages aurait été suffisant.
5 novembre 2008 at 9:51
Je l’utilise pour soulager un état de déprime qui accompagne d’autres troubles de la ménopause et j’obtiens rapidement une amélioration indéniable. Une bonne information des avantages et des risques me semble pourtant indispensable.